3. Appeler le boyfriend

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26 commentaires sur « 3. Appeler le boyfriend »

  1. Ce n’est pas un « alien » que la femme enceinte a dans le ventre, c’est bel et bien un être humain. Et cet être humain, il porte à la fois les gènes de la mère ET du père. Peut-être que le père, lui, aurait voulu avoir cet enfant…
    C’est triste de faire la promotion publique de l’avortement, comme vous le faites.

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    1. Ce n’est pas un être humain, à ce stade là c’est un embryon, un amas de cellule qui, en France, n’est pas considéré comme une personne physique. N’ayant ni sensibilité, ni personnalité et indissociable du corps de la femme qui le porte, l’embryon ne peut être considéré comme un être humain à part entière. D’ailleurs, tant qu’il n’est pas né, l’embryon ou le fœtus est assimilable, selon l’OMS, à un bien meuble (en terme de statut juridique). Donc indissociable du corps de la femme = décision de la femme.

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      1. alors si l’OMS l’a dit…. Quand l’OMS autorisera de se débarrasser d’un enfant né de 1 jour, ça sera bon aussi ?

        Plu sérieusement, dés sa création cet « amas de cellules » est une vie. A 20 ans, vous êtes également un amas de cellules. Nul n’est en mesure de dire aujourd’hui ce que cet être ressent réellement à 1 semaine de vie. Mais, quoiqu’il en soit il mérite du respect et de la compassion. C’est une question d’humanité tout simplement.

        Notre société a fait un choix, sous la pression de certains groupes favorisant la mort plus que la vie, mais c’est une explication qui nous mènerait bien loin. vous avez votre opinion sur la question, je ne l’approuve pas mais je la respecte. cependant, Je trouve regrettable que pour ne pas voir la vérité, vous substituer le terme bébé par « machin-truc », ou « noisette », c’est pathétique et révélateur d’un état d’esprit.

        Enfin, la bonne presse, nous vend sans cesse des histoires d’avortement dans des cas extrêmes, viols, violences, maladie, risques, histoire de déculpabiliser tout le monde. Et là, naïvement, vous nous expliquez que vous ne voulez pas de ce bébé parce que vous êtes en cdd et que vous vivez dans 20 m2 ! Les bras m’en tombent.

        Pour votre information, j’ai eu mon premier enfant à l’âge de 24 ans, à l’époque celui qui allait devenir mon mari était au service militaire, donc pas encore de boulot, et nous habitions un studio de moins de 20m2. Y n’empêche que cette enfant (une petite fille) a étée une très grande joie, que nous avons fait la fête à l’annonce de mon état. Depuis il a été rejoint par 4 frères et sœurs…

        Malheureusement cette histoire ne vous quittera jamais, cet enfant à qui vous avez choisi en toute conscience de ne pas offrir la vie, viendra un jour vous demander si vous avez eu un cdi finalement et un château…

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    2. Sauf que ce n’est pas le père qui va porter l’enfant pendant 9 mois donc quand même, mine de rien… Si la mère est contre l’enfant, cela a quand même plus de poids… Car oui, les deux parents doivent être d’accord pour l’enfant 😉

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  2. Si ce n’est pas un être humain que la femme porte, même au tout début, pourquoi voudrait-elle se faire avorter alors?? Pas besoin de se faire avorter d’un amas de cellules, n’est-ce pas?
    Si vous ne le savez pas, le coeur du bébé bat déjà à 8 semaines… À 10 semaines, il est très bien formé, avec ses 10 doigts, ses 10 orteils, son coeur qui bat, les ventricules de son cerveau bien visibles, ses reins, tous ses organes.
    Il faut comprendre que se faire avorter, c’est tuer un être humain.

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    1. Chere madame, j’ai avorté a 4 semaines, votre argument ne tient donc pas la route. Par ailleurs devenir mère est un choix, et lorsqu’un accident survient, que l’on ne veut pas être mère et qu’on a la possibilité de ne pas faire poursuivre l’évolution de l’amas de cellule à l’ enfant, on le fait. Point. Merci de ne pas juger les femmes qui prennent cette route et qui ne vous demandent rien a part de les laisser avoir le choix pour elles et leur destinée, de même que je ne me permettrais pas de juger celles qui décident de garder une grossesse non prévue. Merci de respecter le corps et les envies, intimes, de chacune.

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      1. Ce qui m’agace dans ce débat sur l’avortement, c’est qu’à chaque fois les pro-choix mettent en avant les désirs de la femme, ses besoins, ses envies, son corps, son choix. Ce débat est en réalité uniquement centré sur la femme. Si un amas de cellules, comme vous dites, se met en travers de sa route car il est appelé à devenir un bébé, il faut l’éliminer. Ce qui se comprend si vous considérez cet embryon uniquement comme un amas de cellules. Sauf que pour moi, c’est un être vivant, vous le dites vous même dans un de vos dessins « il y a quelque chose de vivant dans mon ventre ». Pour moi, c’est plus encore qu’un simple être vivant, c’est un individu, certes en puissance, mais un individu quand même, et il a la même dignité que la femme qui le porte. Et évidemment, les pro-choix nient cette individualité, cette dignité de l’embryon pour se centrer sur la femme, car dès qu’on reconnait une dignité à l’embryon, leurs arguments deviennent profondément égoïstes. Je n’ai pas de solution ni de réponse toute faite, vous pensez que vous vous débarrassez d’un amas de cellules encombrant, je pense que c’est un être humain, et j’aurais du mal à vous convaincre. Mais peut-être pourrait-on envisager le fait que oui, cet embryon a une dignité d’être humain, et dans ce cas, l’éliminer, c’est grave. On va me répondre que juridiquement ça n’est pas le cas, qu’il n’est pas reconnu comme être humain par la loi, c’est vrai, je le sais, et je trouve ça regrettable.
        Ce commentaire était juste une réflexion pour élever un peu le débat, je suis pro-vie, mais je trouve que les commentaires laissés jusqu’alors sur ce blog en la matière ont une argumentation un peu légère et culpabilisante, il est évident que comme vous niez la dignité de l’embryon, cet acte ne peut pas être grave en soi pour vous. Mais tout de même, peut-être pourriez vous juste essayer de comprendre la position des pro-vie : et si, en effet, l’embryon était un être humain à part entière ? Dans ce cas tous les arguments sur les besoins, les envies des femmes passent au second plan.

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  3. A l’attention d’alienorx…

    C’est un peu malhonnête de reprocher aux pro-choix « la négation de la dignité de l’embryon », quand les pro-vie eux, nient purement et simplement la dignité et le respect de la femme, de son corps, de ses choix, de ses besoins et envies.
    Cela étant dit, si vous voulez axer le débat sur l’embryon, on peut le faire.
    Je me suis retrouvée enceinte par accident. Ce sont des choses qui arrivent, surtout quand on sait qu’une majeure partie des avortements en France, sont pratiquées sur des femmes sous contraception. Mais peu importe, ce n’est pas le sujet, car se retrouver enceinte quand ce n’est pas voulu, avec ou sans contraception, reste un choc pour les femmes et la démarche d’avorter n’a pas à être plus légitime dans un cas que dans l’autre, car elle l’est dans les deux.
    Passé le premier choc et la catastrophe intime que c’était à mon niveau, la décision d’avorter était évidente pour moi, comme pour mon compagnon. Poursuivre cette grossesse pour élever ensuite un enfant était une décision qui nous était impossible à prendre, car pour ce faire, il faut être un minimum armé et outillé, d’un point de vue humain, affectif, psychologique, ou encore matériel… Et l’un comme l’autre, nous n’avions pas ses outils.
    Je vais probablement vous choquer mais pour moi avorter a été un acte d’amour. Envers moi-même, mais aussi envers cet embryon qui était un enfant en devenir et que nous n’avions pas les moyens d’accueillir. Car quelle vie aurais-je pu lui offrir ?… Certainement pas une vie heureuse…
    Subir une grossesse non-désirée pour une femme est une chose déjà assez pénible à vivre (avec souvent pas mal de complications d’un point de vue aussi bien psychologique que médical), mais mettre au monde un enfant non-désiré et tâcher de l’élever quand même est encore autre chose. L’enfant que les pro-vie sacralisent se retrouve alors au coeur de ressentiments (affichés ou non, mais qui seront clairement là) qui construiront son identité et son histoire. Car même si cela n’est jamais ouvertement dit, comment grandir sereinement et se construire correctement dans un milieu ou l’on ne se sent pas voulu ? Cela laisse forcément des traces et peut provoquer je pense, pas mal de problèmes pour le dit-enfant.
    Au mieux cet enfant deviendra un adulte avec un bagage psychologique et affectif lourd qu’il lui faudra apprendre à gérer cahin caha au fil du temps, avec tout ce que cela implique de problèmes… Au pire, cet enfant gonflera les listes déjà bien longues des services sociaux, car le désamour n’est que « le moindre mal » de ce type d’histoires. Il n’y a qu’à jeter un coup d’oeil aux faits divers de ces dernières années pour s’en rendre compte.

    Les pro-vie reprochent aux pro-choix une certaine hypocrisie dont ils sont eux-mêmes les pourvoyeurs.
    Si on prône un certain respect de l’enfant, il faut alors aller jusqu’au bout de son raisonnement, car je ne vois pas ou est le respect dans le fait de vouloir obliger des femmes à mener à terme une grossesse non-voulue et à élever un enfant qui pâtira fatalement de son statut d’enfant non-désiré avec tout ce que cela implique de souffrance. A mon sens, respecter la vie c’est justement tout faire pour ne pas infliger de souffrance, aussi bien à soi-même qu’à autrui.
    Un autre pendant des pro-vie qui m’agace aussi grandement est cette propension à la morale… D’un côté ils culpabilisent les femmes à avorter et cherchent par tous les moyens (via des sites internet de soi-disant « informations » sur l’avortement se voulant « neutres » avec numéros verts à l’appui par exemple) à ne pas avorter et ce sont ces mêmes genres de personnes qui vont ensuite faire (encore) la morale à ces mêmes femmes, car elles ne s’occupent pas correctement de ces enfants dont elles n’ont pas voulus et ne les aiment pas comme il se doit…
    Donc si les arguments des pro-choix vous semblent « bancals », permettez-moi de vous dire que ceux des pro-vie le sont tout autant, si ce n’est plus.

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    1. Je comprends votre argumentation. Cependant dès le préambule je me permets de vous contredire : les pro-vie, moi du moins, ne rejettent pas la dignité de la femme et le respect de son corps, de ses besoins, de ses envies et de ses désirs. J’ai écrit qu’ils passaient au second plan si l’on considère l’embryon comme un individu à part entière, et non qu’ils n’existaient pas. D’ailleurs je pense que l’avortement ne va pas dans le sens du respect du corps de sa femme et de sa dignité, au contraire, mais ceci est mon opinion.
      Bref, ils passent au second plan si l’on considère l’embryon comme un individu à part entière, je m’explique car visiblement vous ne m’avez pas comprise : si l’embryon est un individu à part entière, comme je le crois, il est un être humain comme vous et moi. Et le faire cesser d’exister, alors c’est le tuer, je vous prie de m’excuser pour la violence du terme mais dans ma vision de l’embryon et dans mon raisonnement il n’y en a pas d’autre. Bien sûr, il n’a jamais vu le jour, bien sûr, on ne sait pas ce qu’il ressent ou non, bien sûr il ne ressemble pas encore à un enfant visuellement (encore que, ça dépend du stade de la grossesse), mais pour moi c’est un enfant. Et donc faire cesser d’exister un enfant parce qu’il ne rentre pas dans les plans ou les désirs de la femme qui le porte, pour moi c’est se tromper de priorité, car je pense que la priorité, oui, c’est la vie de cet enfant, cette vie qu’on lui enlève.
      Cependant je conçois la souffrance, le bouleversement et l’anxiété que peut représenter une grossesse non prévue, je ne veux pas juger les femmes qui ont avorté ou qui avortent, je pense qu’elles se sont trompées ou se trompent de bonne foi.
      C’est pourquoi quand vous dites que l’avortement est un acte d’amour lorsqu’on pense ne pas pouvoir assurer une vie heureuse à l’enfant qu’on porte. Je comprends votre raisonnement, et vous allez me traiter d’hypocrite peut-être pour dire ça, mais je persiste à croire qu’offrir la vie à un enfant, c’est un acte d’amour, et d’espérance. Qui peut prévoir l’avenir ? Et qui est vraiment prêt à être parent ?
      Et même si cet enfant souffre, ne sera-t-il pas pour autant heureux d’être en vie ? Personne ne traverse la vie sans souffrance, et pourtant la plupart des gens n’ont pas envie de mourir.
      Je ne veux faire la morale à personne, j’exprime mon point de vue, et je propose un autre axe de réflexion sur ce débat épineux et complexe, dans lequel s’entremêlent deux vies, deux dignités, celles de la mère et de l’enfant, et le plus dur est de composer avec les deux. Or, bien souvent, on nie simplement la dignité et la vie de l’enfant, ce qui rend, c’est certain, le débat beaucoup plus simple, mais à mon sens beaucoup plus triste.

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      1. Vous dîtes que l’embryon est un individu à part entière, soit. Pour moi l’embryon n’est plus ni moins que ce que son nom indique : un embryon et non déjà un enfant.
        Vous pensez par extension que la vie de l’embryon passe en premier plan et celui de la femme qui le porte, en second. Si vous considérez que cela ne revient pas à nier la dignité et le respect de la femme, cela y ressemble pourtant pour moi, car selon ce schéma, la femme n’a d’autre choix que de subir sa grossesse, qu’elle le veuille ou non et quelles qu’en soient les conséquences, aussi dramatiques soient-elles, afin de faire naître et élever un enfant non-désiré.
        Vous considérez que le fait d’avorter, c’est tuer un individu et même si vous dîtes ne pas vouloir juger les femmes qui avortent, cela revient malgré tout à les considérer comme des criminelles.

        Offrir la vie à un enfant comme vous le dîtes, nécessite quelques prérequis que certaines femmes n’ont pas, moi la première, d’ou ma décision d’avorter en accord avec mon compagnon.
        Pourquoi vouloir à tout prix obliger des femmes à mettre au monde et à élever des enfants dont elles ne veulent pas ?… Je ne comprends décidément pas cette obstination.
        Je vous invite à vous rapprocher de services sociaux pour voir les dégâts que peuvent causer de telles situations, même si malheureusement, ces derniers ne s’occupent que d’une partie d’enfants en souffrance. Comme je le disais, le désamour, n’est que le moindre mal de ce qu’il peut advenir, bien qu’il soit déjà dévastateur.
        Donc mettre au centre de votre propos la vie de l’embryon au premier plan, sans envisager et réfléchir un instant à ce que sera sa vie d’enfant est à mon sens une hypocrisie totale. Cela revient à dire « faites naître des enfants, peu importe ce qu’il adviendra d’eux, que vous les aimiez ou pas, que vous occupiez bien d’eux ou pas ». C’est pour moi totalement irresponsable et irrespectueux, autant envers les femmes qu’envers les enfants.
        Car même si personne ne traverse la vie sans souffrance comme vous dites, la vie est déjà bien assez compliquée et difficile comme cela. Faire naître un enfant quand on en n’a pas déjà, ne serait-ce que l’envie et les possibilités de l’accueillir et de l’élever comme il se doit, c’est lui mettre tout de même de sacrés handicaps en plus.

        Vous souhaitez proposez un autre axe de réflexion mais il est le même que celui de tous les anti-IVG : prôner la vie par dogmatisme et sans le moindre discernement sur les conséquences de la vie de l’enfant à naître (et de la femme qui le porte). Cette position est à mon sens aussi simpliste et creuse que celle que vous condamnez.

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  4. Je ne juge pas en effet les femmes qui avortent, puisqu’à mon sens elles n’ont pas conscience du caractère grave de l’acte qu’elles posent. Elles ne sont donc pas criminelles, puisque littéralement un criminel est une personne qui commet un crime, et en droit pénal une infraction est constituée d’un élément moral qui est ici alors absent.
    Par ailleurs je suis consciente de la souffrance et du bouleversement qu’une grossesse non désirée puisse apporter, et je comprends que l’avortement puisse apparaître comme la solution à ces problèmes.
    Cependant permettez moi de vous dire que votre raisonnement ne tient pas non plus, si l’on considère l’embryon comme un individu à part entière, ce qui est mon cas. Vous me dites qu’il est illogique, en se plaçant du point de vue de l’enfant, de vouloir sa naissance à tout prix.Je reformule alors pour plus de clarté : enlever la vie à un embryon ou enlever la vie à un enfant né, pour moi, ça a la même gravité éthique. Donc oui, je considère qu’il vaut mieux qu’ils naissent. Si je suis votre raisonnement avec mon point de vue sur la dignité de l’embryon, cela voudrait dire que puisqu’il ne va pas être heureux, autant lui éviter une vie de souffrance par un avortement, mais dans ce cas allons plus loin : et si après un déni de grossesse une femme accouche d’un enfant qu’elle n’a pas désiré et dont elle n’a pas pu avorter puisqu’elle ignorait l’attendre, elle lui enlevait la vie pour lui éviter une vie de souffrances ? Pour vous, ça va paraître choquant, ça l’est pour tout le monde. Pour moi aussi, mais d’un point de vue éthique je trouve cela aussi choquant qu’un avortement. D’un point de vue moral, c’est un autre débat, c’est effectivement plus choquant moralement après la naissance.
    Mais pour moi, d’un point de vue éthique ça ne fait pas de différence, une souffrance potentielle ne justifie pas qu’on enlève la vie d’un enfant, à naître ou né.

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    1. J’avoue que que je reste un peu sans voix à la lecture de vos commentaires que je trouve quelque peu emprunts de condescendance, d’archaïsmes, d’amalgames et de raccourcis. Ce n’est peut-être pas votre intention, mais c’est ce qui transparaît à mes yeux.
      Condescendance par rapport aux femmes qui avortent, qui sont selon vous dans l’inconscience et l’ignorance.
      Archaïsme concernant le fait que la femme est un être de « seconde zone », étant donné que pour vous l’embryon est prioritaire à elle sur tous les plans, la reléguant de ce fait à un simple ventre et archaïsme aussi par rapport au fait que des vies et des individus cassés (l’enfant, la femme et plus encore) sont préférables à tout le reste.
      Amalgame à mon sens concernant le fait que l’embryon est un un individu à proprement parler, alors qu’il est en fait, d’ou son nom, un « embryon » (soit un ensemble de cellules plus ou moins formé tendant à évoluer), tout comme le foetus est « foetus », même si c’est ce que vous souhaitez croire.
      Raccourcis quant au fait qu’un avortement équivaut pour vous à un infanticide, alors qu’à bien des niveaux, ce n’est pas la même chose. En tout cas pour moi et pour pas mal de personnes.

      Mais peu importe, vous avez vos convictions, j’ai les miennes. Je ne vais pas revenir sur ce qui a été dit par vous et moi car cela ne fera pas avancer la réflexion, étant donné que nos points de vues sont trop divergents mais je veux essayer de donner un autre angle à ce débat.
      La question qui à mon sens se pose avant tout est : Pourquoi les femmes avortent ?
      Pourquoi, à toutes les époques, dans toutes les régions du monde, des femmes ont voulu et veulent encore avorter ?… En utilisant par le passé des plantes ou d’autres moyens auprès de « faiseuses d’anges », mettant souvent leur vie en danger. Pourquoi, même dans les pays ou c’est interdit, des femmes cherchent à avorter, au risque d’être arrêtées et au péril de leur santé ?
      Aujourd’hui, la société française à légalisé l’avortement et à encadré son parcours afin que les femmes ne meurent plus à coup d’aiguilles à tricoter. Même si cela pose un problème aux « pro-vie », ça reste pour moi une avancée majeure.
      Car même si cela surprend certains et peut même les choquer, toutes les femmes n’ont pas pour vocation de devenir mère. C’est entre autre mon cas, pour tout un tas de raisons qui me sont personnelles, mais c’est aussi le cas de beaucoup d’autres. Certaines souhaitent devenir mères, mais ne sont pas prêtes, pour encore tout un tas d’autres raisons. Certaines le sont déjà, mais ne souhaitent pas le devenir à nouveau. Certaines femmes se retrouvent enceintes alors qu’elles sont des situations difficiles, voire impossibles à bien des niveaux. Parmi elles, certaines vont au bout de leur grossesse et d’autres ne peuvent pas l’envisager, car tout n’est pas noir ou blanc face à ces situations.
      Et la maternité, même si elle est une évidence pour un grand nombre de femmes, ne l’est pas du tout pour d’autres.
      Je sais que c’est quelque chose que beaucoup de gens ne peuvent concevoir, mais c’est ainsi. J’ai pour ma part toujours envisagé ma vie sans enfant. L’idée d’en avoir ne m’est jamais venue à l’esprit pour la simple raison que je n’en ai jamais eu l’envie. J’ai connu de nombreuses pressions à ce sujet, j’ai entendu nombre d’arguments prétendant que j’étais dans le tort, voire anormale, mais je n’ai jamais compris pourquoi je devais me justifier à ce propos et surtout, je n’ai jamais compris qu’on veuille m’imposer ce devoir d’enfantement. Pour moi enfanter ne doit pas être un devoir, mais un choix, une volonté personnelle et de couple.
      Alors que fait-on quand on se retrouve enceinte malgré toutes les précautions possibles et qu’il nous est inenvisageable de poursuivre cette grossesse ?
      On répond aux injonctions sociales/morales/religieuses qui ne sont pas en adéquation avec ce qu’on est ou ce qu’on vit, mais on continue malgré tout, tout en sachant qu’on a ni le désir ni les moyens (humains, affectifs, matériel…) de l’accueillir et de le l’élever et qu’on « signe » alors pour jusqu’à la fin de ses jours ?…
      On va jusqu’au bout de la grossesse et on abandonne l’enfant en accouchant sous X ?…
      Vraiment, j’aimerais savoir, car si avorter n’est pas une option pour les pro-vie, quels recours possibles à une femme qui se retrouve enceinte et qui ne veux/peux pas accueillir cet enfant ?

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      1. Je n’ai jamais dit que la femme était un être de seconde zone, ni seulement un ventre… Mais effectivement là où nous ne sommes pas d’accord c’est que pour moi, un embryon a en effet la même dignité qu’un enfant, ou que n’importe quel individu, et donc la même dignité que la mère. Et c’est là qu’effectivement on ne peut pas être d’accord. Puisque vous ne le considérez pas comme un individu, il est normal que les besoins de la femme passent avant pour vous. Mais vous avez raison, pour moi, et je sais que c’est un point de vue marginal, j’en ai parfaitement conscience, c’est un infanticide, d’où ma position.
        Que vous ne vouliez pas être mère, je peux le concevoir, et cela vous regarde, je ne vais pas juger votre choix, sûrement réfléchi.
        Et pour répondre à votre question, si on ne se sent pas capable d’élever l’enfant qu’on porte, oui la solution alternative à l’avortement selon moi peut en effet être l’accouchement sous x et l’adoption. Vous allez peut-être me parler des séquelles psychologiques d’un tel abandon pour l’enfant, mais dans de quelles circonstances il est très rapidement confié au couple adoptant, et ces séquelles sont limitées s’il reçoit l’amour nécessaire de ses parents adoptifs. On dit souvent que c’est dans les premiers mois que se joue l’équilibre affectif d’un enfant, en l’occurence il serait aimé dès sa naissance par ses parents adoptifs donc je crois sincèrement qu’il en souffrirait bien sûr, mais de façon limitée.
        Ne croyez pas que je ne me sois jamais posé certaines questions avant de défendre une position pro-vie, notamment celle-ci : que ferais-je si j’étais enceinte suite à un viol ? Eh bien je pense que je garderais l’enfant, mais peut-être que je ne me sentirais pas capable de l’élever, et l’accouchement sous x serait alors pour moi la solution.

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  5. merci Sylvie d’avoir défendu avec intelligence notre point de vue, être contre l’avortement est effectivement une opinion individuelle, qui est respectable en soi, tant qu’elle reste individuelle, et pour vous répondre Alienorx, sur l’abandon, vous méconnaissez je pense grandement ses ravages, et avez une image d’Épinal de l’adoption, ou l’enfant entouré d’amour s’épanouit pleinement, c’est majoritairement faux, je dis majoritairement afin de ne pas blesser des personnes adoptées et qui l’ont très bien vécu car mon propos n’est pas de généraliser, cependant se voiler la face en prétendant que l’adoption est une alternative bien meilleur, pour le coup c’est mentir aux femmes.
    et pardon, mais vouloir que les femmes qui ne le souhaitent pas, subissent une grossesse pour donner leur enfant a des couples qui ne peuvent en avoir, j’appelle ça de l’instrumentalisation de leur ventre, et une manière de faire de la GPA et ce gratuitement, donc les anti-choix, qui sont en général, vent debout pour la GPA, faites attention lorsque vous proposez ce genre de solution, car vous proposez exactement ce contre quoi vous luttez.
    de plus vous proposez une solution que vous nous définissez comme respectueuse alors que vous ne prenez en compte que « la vie » au sens général et non les êtres humains en cause comme vous l’a déjà expliqué Sylvie sur les conséquences sur un enfant non voulu, vous oblitérez volontairement, les conséquences sur l’enfant abandonné, la mère qui abandonne son enfant, et les pressions sociales sur les deux dans leur vie future.
    il n’y a certainement pas de solution magique aux grossesses non désirées, l’IVG traumatise certaines femmes mais pas la majorité, et bien souvent c’est parce que ces femmes ont subit des pressions pour avorter alors qu’elles ne le voulaient pas, et vous prenez en compte cette souffrance mais JAMAIS celles de femmes qu’on obligeait (car dieu merci ce n’est plus le cas) a mettre au monde des enfants.
    Savez vous que nombreuses sont aussi les femmes qui ont répondu a la pression sociale en faisant un ou des enfants et qui le regrettent, car il y en a oui dans la même proportions que des femmes regrettant une IVG.
    votre démarche bien que s’en défendant reste prosélyte, car le texte sous-jacent de votre propos c’est l’IVG est un meurtre : « gardez vos enfants car c’est ainsi que cela doit être, je le pense donc c’est bien. »
    Et bien non, étant pro-choix, je n’aurais pas la prétention de vouloir imposer ma vision des choses a toute l’humanité.
    Vous êtes contre l’avortement n’avortez pas, et laissez le choix aux autres femme, car être un être humain ne serait ce pas avant tout, reconnaitre, respecter la liberté de l’autre.

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  6. En ce moment les lobbies anti-IVG sont très mobilisés. Faux sites d’info, voire faux témoignages de femmes ayant préféré accoucher sous X plutôt que de faire une IVG… Je ne dis pas que c’est le cas de Alienor mais je mets en garde.

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  7. BRAVO MERCI Gully’s!! Reprendre la main sur son vécu ainsi, c’est magnifique de vie, oui , et le partager c’est une belle générosité! Trop de femme affrontent seules cette douleur, cette angoisse, ce traumatisme. J’aurais aimé que le  » couillus » soit là, mais trop d’hommes banalisent cela, plus tard il en parlera encore, oui ils font les détachés, mais avec le temps…il pensera aussi à cet enfant qu’il n’a pas eu, et surtout j’espère à cet accompagnement qu’il n’a pas partagé avec toi, le pauvre immature.
    J’aime beaucoup ta manière d’écrire dessiner et partager cet évènement qui est un choc. Ton humour je le partage, vive la liberté de dire. Etant aujourdh’ui en pleine reflexion sur IVG, merci merci de ta générosité. Je t’embrasse, plein d’amour et continue la BD….
    Lia.

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